Cabinet dentaire SYNERGIE - Dr Ludmilla PAGNEUX
Chirurgien dentiste à RIOM
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Cabinet dentaire SYNERGIE - Dr Ludmilla PAGNEUX
Chirurgien dentiste à RIOM

Un traitement global en dentisterie


UN TRAITEMENT GLOBAL EN DENTISTERIE

Les patients préfèrent-ils un traitement sporadique ou un traitement global ?

Que propose un chirurgien-dentiste dans son cabinet : des soins ou de la santé ?

Demain est-il fait de soins curatifs, ou de soins préventifs ?

 

De nos jours, la première mission d’une profession de santé est de soigner des malades. La seconde est de maintenir en bonne santé. A quand l’inversion de ces priorités ?

 

Combien de patients connaissent-ils ces deux objectifs ?

Combien de chirurgiens-dentistes organisent-ils leur exercice autour de ces deux ambitions ?

 

Or il existe une dentisterie qui englobe ces deux missions.

Après que le chirurgien-dentiste ait estimé la situation initiale globale du patient à l’aide d’un questionnaire et d’un bilan très complet, la dentisterie dite ‘’globale’’ vise l’installation en bouche de conditions favorables aux soins, puis elle permet les soins adéquats pour enfin assurer la pérennité de la santé bucco-dentaire après soins.

Cette dentisterie, qui devrait en théorie être systématiquement pratiquée, est tout particulièrement recommandée à ceux qui ont franchi la cinquantaine en ayant connu de nombreux problèmes de bouche, plus ou moins ponctuellement traités.

 

C’est la dentisterie prophylactique individualisée qui repose sur quatre phases, les quatre phases d’un traitement global :


1) La phase diagnostic :

Hormis le cas particulier de l’urgence, les patients qui prennent rendez-vous au cabinet dentaire pour un motif localisé sont infiniment plus nombreux que ceux qui viennent pour l’estimation complète de leur santé buccale.

 

L’objectif aujourd’hui est de proposer l’opportunité de construire une santé durable grâce à un bilan global.

Celui-ci repose sur l’analyse du terrain et sur l’analyse des risques.

Classiquement, le diagnostic ne concernait que le terrain et reposait sur une vision instantanée, arrêtée, isolée, des dents du patient.

Aujourd’hui le diagnostic repose sur une vision dynamique, prédictive, globale du patient et de son environnement.

L’avantage de cette approche, est qu’il existe un décalage entre l’apparition des causes pathogènes et l’apparition des signes tels que caries, maladies parodontales, kystes, etc…

 

La possibilité d’estimer le risque carieux et le risque parodontal est désormais assurée ;

compte tenu qu’il existe une disparité dans la population à présenter un risque pour les affections bucco-dentaires.

Dix à quinze pour cent des français présentent un risque élevé, quatre-vingt pour cent un risque modéré et cinq à dix pour cent un risque faible.

 

Les moyens utiles à la réalisation de l’inventaire diagnostic complet sont le questionnaire médical, l’examen clinique, l’examen radiographique, le contrôle du tartre, les plâtres d’étude, les photographies, les tests biologique, microbien et salivaire, le bilan alimentaire, etc…

Cette approche, comme la suite de la prise en charge est individualisée.

Très souvent, la gageure devient pour le thérapeute d’expliquer au patient que le motif de sa consultation n’est que la partie émergée de l’iceberg.

 

En fait, il appartient à chacun de décider soit de faire éteindre des ‘’incendies buccaux’’ à répétition (mais le thérapeute aime de moins en moins ne traiter qu’un morceau de la bouche), soit de faire construire par son chirurgien-dentiste, une santé buccale sur le long terme.

2) La phase prophylactique :

La première partie de cette phase prophylactique commence par la présentation par le chirurgien-dentiste des résultats obtenus au cours de la phase diagnostique.

Il s’agit d’exposer la situation complète, c’est à dire d’évoquer tous les problèmes sans exception.

C’est aussi le moment des explications. Qu’est-ce qu’une carie ? Pourquoi l’os se ‘’déchausse-t-il’’ ? Pourquoi l’articulation mandibulaire fait-elle souffrir ?...

 

Puis vient le temps de présentation d’un projet thérapeutique, c’est le temps d’évoquer les solutions, simplement mais complètement.

Le conditionnement intellectuel est tel malheureusement que pour l’immense majorité de nos  compatriotes, l’exercice dentaire de divise en deux parties, les soins et la prothèse.

Cette dichotomie génère une multitude de traitements incomplets : des dents dont les canaux sont traités mais sans couronnes, des bouches dans lesquelles des dents sont extraites mais non remplacées, des détartrages mais des maladies parodontales non traitées !

C’est le quotidien des dentistes, qui dépriment à l’idée de convaincre très difficilement qu’une faible part de la population qu’elle peut espérer pour sa bouche une longue vie tranquille !

 

A terme quel est le bénéfice de cet exercice sporadique ? Combien de soins sont à reprendre ? Combien de traitements sont aujourd’hui plus lourds qu’hier, et moins que demain ?!

 

 

La deuxième partie de cette phase vise l’établissement des conditions individuelles compatibles avec la santé et les soins à réaliser.

L’objectif est de déterminer ou au moins de réduire les risques en favorisant les facteurs protecteurs et en combattant les facteurs nuisibles.

 

Les moyens pour y parvenir sont variés : enseignement de l’hygiène, nettoyage prophylactique, conseils alimentaires, élimination des bactéries, prescriptions…Toutes ces procédures ne sont pas utiles pour chacun. Le traitement est individualisé.

3) La phase restauratrice :

Cette phase vise la restauration à long terme des atteintes buccales et le remplacement des travaux inadaptés.

C’est ici que l’expertise de la profession dentaire trouve sa plus grande expression grâce à des compétences variées.

L’exercice de la dentisterie a la particularité d’être une succession d’actes dont la réussite individuelle conditionne globalement le résultat.

 

A l’heure ou l’essentiel des travaux de dentisterie consiste en une reprise des traitements, on comprend l’intérêt d’assurer une dentisterie de qualité basée sur l’économie des tissus, la durabilité, la protection des dents résiduelles, le choix des matériaux, l’étanchéité des restaurations, des protocoles de travail précis et reproductibles.

 

L’évolution continuelle des données scientifiques conduit à une mise à jour des connaissances d’abord du praticien, puis du patient.

Une tâche essentielle consiste à informer les patients du processus carieux et infectieux, et de la valeur des manœuvres contemporaines de dentisterie prophylactique.

 

Le but de la dentisterie de ce siècle est réellement d’empêcher la mise en place de restaurations.                  


Et quand une restauration est nécessaire, l’objectif devient la préservation des tissus grâce à des actes d’invasion minimum et la pérennité dans le temps de cette restauration.

4 ) La phase de maintenance :

C’est probablement la phase du plus gros challenge.

L’objectif est de transformer la demande curative du patient en une demande préventive : ‘’la mission de mon chirurgien-dentiste est d’empêcher l’apparition des caries et des déchaussements, plus que de reboucher des cavités provoquées par les caries et de stabiliser le déchaussement’’.

 

L’aboutissement logique d’une prise en charge globale des maladies buccales et, après guérison, le maintien de la santé. L’aboutissement logique d’une prise en charge globale de la santé d’un patient est aussi son maintien en santé.

 

Cette santé est précaire et ne saurait être assurée tout au long de la vie sans une participation permanente du chirurgien-dentiste.

Le statut du patient tant sur le plan du terrain que du risque peut évoluer en augmentant ou en diminuant sous l’influence de son état général, d’un événement émotionnel, de son efficacité personnelle à maintenir une bonne hygiène de sa bouche, à assurer ses rendez-vous…à trouver un cabinet dentaire qui assure la continuité en cas de déménagement…

 

 

Il est clair que si les trois premières phases représentent pour le patient des rendez-vous sur quelques semaines à quelques mois, la quatrième phase l’engage pour la vie.

Les patients qui sont inscrits dans un programme de maintenance apprécient le maintien de leur santé.                                          

Ils se révèlent, à la faveur de la perte du statut de patients malades, de véritables patients consommateurs prompts à une demande tournée vers autre chose que le soulagement.

 

Pour conclure, l’évolution de la profession de chirurgien-dentiste est aujourd’hui la transition d’un système de soins orienté vers la maladie à un système de soins orienté vers la santé.

La dentisterie prophylactique qui est une dentisterie globale individualisée s’inscrit dans ce changement de cap.

 

Elle ne s’adresse pas seulement aux dix à quinze pour cent des patients à haut risque ou aux patients à faible risque, elle concerne cent pour cent de la population.

Par ailleurs et pour le moment, elle concerne zéro pour cent des Pouvoirs Publics, zéro pour cent de la Sécurité Sociale et un pour cent des assurances complémentaires.

 

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